Quelques chiffres pour juger de l’évolution et de la situation actuelle de la Congrégation.

1 – À la mort de Jean-Marie de la Mennais, en 1860, l’Institut est essentiellement breton et déjà missionnaire.

La CONGRÉGATION EN DÉCEMBRE 1860

Écoles Élèves Profès Novices
France 297 25 894 573
Ploërmel 125 59
Missions 51 5 800
Total 349 31 694 59

2 – Les lois de laïcisation (1880-1886) de Jules Ferry chassèrent les frères des écoles publiques, jusqu’alors confessionnelles : on ouvrit des écoles libres. Mais vingt ans plus tard, Émile Combes et la chambre des députés, par vote du 18 mars 1903, interdisaient de tout enseignement treize congrégations d’hommes et ordonnaient leur dissolution pure et simple. Beaucoup de frères se sécularisèrent et continuèrent à enseigner comme simples laïcs. D’autres émigrèrent en Espagne, Canada, Moyen-Orient. Un grand nombre aussi quitta la congrégation.

En 1903 , avant sa dissolution, la Congrégation comptait :
395 écoles en France et 58 Outre-Mer 2066 profès (1947 français, 119 Canadiens) et 111 novices, En 1909, quelques années après la tourmente, un rapport officiel au Saint-Siège dénombre 1055 frères

3 – Entre les deux guerres de 14-18 et 39-45, la Congrégation prend un nouvel élan. L’année 1962 marque un sommet dans les effectifs de la Congrégation, désormais internationale :

LA CONGRÉGATION en 1962

4 – La « Révolution tranquille » au Québec, « Mai 68 » en France ont été des signes révélateurs d’une profonde mutation sociale et religieuse en Occident. La situation actuelle de la Congrégation reflète les conséquences de cette crise.

5 – Aujourd’hui, la Congrégation comprend une centaine de profès temporaires. L’Europe et le Canada sont confrontés à une grave crise des vocations. Mais l’espérance demeure et tout le travail accompli avec les laïcs, en particulier dans le vécu de la « Famille Mennaisienne » portera des fruits.