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Biographie de J-M de la Mennais |
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ENFANCE
5 septembre 1775 Pierre Louis ROBERT de la Mennais(1743-1825) épouse Gratienne LORIN de la Brousse (1750-1787)
Le couple aura 6 enfants :
Louis-Marie (1776-1805)
Pierre-Jean (1778-1784)
JEAN-MARIE (1780-1860)
FELICITE (1782-1854)
Marie-Josèphe (1784-1851)
Gratien-Claude (1785-1818)
8 septembre 1780 Naissance et baptême de Jean-Marie à St Malo - La famille habite alors un hôtel de la rue Saint Vincent.
17 octobre 1790 Première communion et confirmation de Jean de la Mennais, par Mgr de Pressigny, dernier Evêque de St Malo, et sur le point de partir pour l'exil. - Jean exprime son désir d'être prêtre.
15 décembre 1793 Arrivée du commissaire Le Carpentier à St Malo. - Aussitôt commencent les exécutions sanglantes. - Malgré les services immenses rendus à ses concitoyens, M. ROBERT de la Mennais, père de Jean et de Féli, n'échappe que de justesse à la guillotine. Jean-Marie sert d'agent de liaison aux prêtres réfractaires.
Jusqu'en 1801 Jean-Marie étudie sous la direction de son oncle des Saudrais, puis avec les abbés Engerran, Vielle et le P. de Clorivière... Mgr de Pressigny le conseille de l'exil. |
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VERS LE SACERDOCE - PREMIERS ENGAGEMENTS
21 décembre 1801 Ordination comme sous-diacre dans une chapelle des Ursulines de Paris par Mgr de Pressigny, rentré d'exil. Quelques jours plus tard, l'Evêque de St Malo envoyait sa démission à Pie VII.
Septembre 1802 Sous-diacre, Jean-Marie contribue activement avec les abbés Engerran et Vielle, à la fondation du Collège-Séminaire de St Malo. Il y donne les cours de Théologie.
24 septembre 1803 Ordination comme diacre, à Rennes, par Mgr de Maillé.
25 février 1804 Jean-Marie est ordonné prêtre à Rennes. A partir de ce moment, il fit probablement partie de la Société du Coeur de Jésus, fondée par le P. de Clorivière le 2 février 1791
Mai 1804 Peut-être, première communion de Féli. - A moins qu'il ne l'ait faite à l'âge ordinaire, à la faveur de la détente religieuse qui marqua la Réaction thermidorienne (juillet 1794 - octobre 1795).
3 novembre 1804 Jean de la Mennais est nommé vicaire à la Cathédrale de St Malo. Prédication, enseignement, apostolat oecuménique auprès des protestants de St Malo..., épuisent ses forces.
Décembre 1805 Repos à la Chesnaie, en compagnie de Féli.
Janv-mai 1806 Séjour aux Missions Etrangères de Paris, pour faciliter la consultation d'un médecin, célèbre à l'époque, - Jean fréquente les cours du Séminaire de St Sulpice. Il noue de solides relations avec les principaux professeurs MM. Emery, Duclaux, Garnier... et contracte des amitiés durables avec les abbés Tesseyrre, Bruté de Rémur, de Quélen...
Novembre 1806 A la Chesnaie, Féli et Jean poussent leurs études historiques, littéraires, théologiques, et préparent les matériaux de leurs futurs ouvrages :
Réflexions sur l'état de l'Eglise en France au XVIIIe siècle et sur sa situation actuelle . - Tradition de l'Eglise sur l'Institution des Evêques
13 novembre 1807 En 33 articles, Jean de la Mennais brosse le tableau d'une grande reconstruction chrétienne. - C'est le TORRENT D'IDEES VAGUES. L'oeuvre de toute sa vie se trouve en germe dans cet écrit.
Décembre 1807 Mort de l'abbé Engerran - Jean-Marie reprend l'enseignement au Séminaire de St Malo.
1807-1808 Préparation, en collaboration avec Féli, et publication de volumes : Réflexions sur l'état de l'Eglise en France. C'est le développement et l'actualisation du programme de réformes entrevues dans le TORRENT d'IDEES VAGUES de 1807. Cet ouvrage paraît en juillet 1809, mais est immédiatement retiré de la vente. Il sera à nouveau diffusé en 1814 et 1819.
Mars 1809 En collaboration avec Féli, traduction et publication du Guide spirituel, ouvrage de l'Abbé Bénédictin Louis de Blois, auteur spirituel du XVIe siècle.
Août 1809 Nouveau séjour à Paris, à Saint-Sulpice, avec Bruté.
23 décembre 1809 Féli, sur sa demande, reçoit les Ordres mineurs à Rennes
15 juillet 1810 L'abbé Jean est nommé chanoine honoraire de Rennes. Cette même année, l'abbé Bruté de Rémur part pour les Etats-Unis.
16 août 1812 Fermeture du Séminaire de St Malo, à la suite du décret impérial du 11 novembre 1811
1813 Dépôt de bilan de l'entreprise commerciale de MM. de la Mennais et des Saudrais - Jean-Marie s'occupe de la liquidation.
1814 Dernière main au manuscrit de l'ouvrage commun à Jean et à Féli : Tradition de l'Eglise sur l'Institution des Evêques, 3 volumes in 8°. Parution en août 1814.
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LES DÉBUTS D'UNE GRANDE OEUVRE
20 mars 1814 Mgr Caffarelli, évêque de St Brieuc, demande Jean de la Mennais comme secrétaire particulier,
août 1814 : Voyage de Jean à Paris
11 janvier 1815 Mort de Mgr Caffarelli - Jean de la Mennais est élu, par le chapitre, Vicaire capitulaire. Il a 35 ans, et devient l'Administrateur principal du diocèse. Il le restera pendant 5 ans.
13 janvier 1815 Mandement en hommage à Mgr Caffarelli et vigoureuses attaques contre la politique religieuse de Napoléon ler.
17 juillet 1815 Nouveau mandement à l'occasion du retour du Roi. Sévères leçons aux indifférents et aux esprits forts de l'époque...
14 septembre 1815 Mandement en réparation des excès commis pendant les 100 jours. Ces mandements révélaient un homme qui ne reculerait pas devant le devoir.
1815-1820 Jean de la Mennais administre le diocèse de St Brieuc. Il organise les retraites ecclésiastiques, les missions populaires, il active le recrutement sacerdotal, fonde ses deux congrégations enseignantes, lutte contre l'intrusion du pouvoir civil dans les affaires ecclésiastiques, refuse d'obtempérer aux ordres des agents du gouvernement chaque fois que sont méconnus les droits de l'Eglise.
Il rouvre les couvents des Ursulines dans diverses villes, réorganise les collèges ecclésiastiques de Tréguier et de Plouguernével - combat avec rigueur l'implantation d'écoles mutuelles (laïques) dans le diocèse.
23 décembre 1815 Féli est ordonné sous-diacre à Paris - Jean-Marie se déclare entièrement étranger à cette décision-là.
9 mars 1816 Féli est ordonné prêtre à Vannes.
14 novembre 1816 Sur l'initiative de l'abbé Jean, Mlles Chaplain, Cartel, Conan, Bagot, entrent dans la Congrégation des Demoiselles, qui s'occupent d'orphelinats et de l'enseignement élémentaire. De cette démarche sortiront deux congrégations féminines enseignantes : les Filles de la Providence de St Brieuc et les Religieuses de Notre Dame de la Providence, qui deviendront plus tard, les Religieuses de la Sainte Famille.
Décembre 1817 : Parution du premier tome de l'Essai sur l'Indifférence. En moins d'un an, 13000 exemplaires sont vendus. L'ouvrage est traduit en plusieurs langues.
Janvier 1818 Ouverture de l'Ecole primaire de Pordic, par le Frère Paul (Mathurin Guyot de Ploërmel ), sujet formé au noviciat d'Auray, par M. Deshayes,
25 décembre 1818 Mlles Cartel, Conan, Chaplain, se consacrent par des voeux privés en la chapelle du Refuge, à St Brieuc.
Mai 1819 Le P. Deshayes accorde 3 frères au P. de la Mennais, pour l'école de Dinan.
6 juin 1819 Pacte d'union entre MM. Deshayes et de la Mennais. C'est l'acte de naissance de l'Institut des Frères de l'Instruction Chrétienne de Ploërmel.
15 juin 1819 Ouverture du Noviciat de St Brieuc : au début, 3 novices envoyés par l'Abbé Tresvaux, Curé de la Roche-Derrien. Seul, Yves le Fichant persévérera et mourra jeune dans l'Institut. - Comme à Auray, les Frères des Ecoles chrétiennes de St Brieuc secondent le P. de la Mennais pour la formation intellectuelle et pédagogique des futurs Frères de Ploërmel.
15 août 1819 Mlles Cartel, Conan, Chaplain, Beauchemin, font leur profession religieuse publique. Mlle Conan est élue Supérieure. - Les Religieuses s'appelleront "Filles de la Providence".
15 novembre 1819 Arrivée de Mgr de la Romagère, Evêque nommé de St Brieuc, depuis le mois de novembre 1817. A son arrivée à St Brieuc, Mgr de la Romagère nomme Jean de la Mennais Vicaire Général.
9 septembre 1820 A Auray, première retraite commune aux Frères d'Auray et à ceux de St Brieuc. L'Institut reçoit son nom officiel : Frères de l'Instruction Chrétienne. Sa devise : Dieu Seul - son habit distinctif - sa Règle de vie - Et à la fin de la retraite a lieu la première émission publique du voeu d'obéissance. C'est la Retraite constitutive de l'Institut .
31 janvier 1821 Mgr de la Romagère accepte la démission de Jean de la Mennais de ses fonctions de Vicaire Général du diocèse.
25 mars 1821 Les Filles de la Providence reçoivent des mains du P. de la Mennais, les constitutions de leur Institut, et prononcent leurs premiers voeux publics.
Mai 1821 55 aspirants et profès - dont 24 Frères en exercice - participent à la seconde retraite d'Auray. Le P. Deshayes, élu Supérieur Général des deux familles mntfortaines, en janvier 1821, part pour Saint Laurent sur Sèvre (Vendée), avec 9 novices et 1 profès. Cinq novices suivent le P. de la Mennais à St Brieuc et 5 autres restent à Auray, sous la direction du F. Ambroise .
Le P. de la Mennais devient seul responsable des Frères de Bretagne.
1er Mai 1822 Louis XVIII accorde à l'Institut des Frères de l'Instruction Chrétienne l'autorisation légale pour les 5 départements de la Bretagne. La Lettre d'obédience pourra tenir lieu de Brevet de capacité.
1er Août 1822 36 frères de l'Instruction chrétienne dirigent 19 écoles : 5 dans le Morbihan, 10 dans les Côtes du Nord, 4 en Ille-et-Vilaine.
9 novembre 1822 L'abbé Jean de la Mennais est nommé, à Paris, Vicaire Général de la Grande Aumônerie de France. Il contribuera à la nomination de 40 évêques et refusera, entre autres, le siège de Quimper, en 1823. Pendant son séjour à Paris, il continuera à s'occuper seul des Frères et des Religieuses de la Providence.
Août 1823 Le noviciat s'installe à Josselin et remplace les 2 noviciats d'Auray et de St Brieuc.
20 mars 1824 Jean de la Mennais est destitué de sa charge à la Grande Aumônerie, pour avoir combattu à St Brieuc et à St Malo, les deux candidats gouvernementaux, lors des élections générales de 1824.
3 novembre 1824 Arrivée à Ploërmel de 10 novices et de 3 Frères, venant de Josselin. Ils s'installent dans l'ancien couvent des Ursulines, laissé sans aucun entretien depuis 34 ans. - Le 16 novembre suivant, Jean de la Mennais s'installe lui-même dans les ruines du couvent. Il fera de Ploërmel le centre administratif de l'Institut des Frères qui ne tarderont pas à être connus sous le nom des Frères de Ploërmel .
1824 Jean de la Mennais contribua à lancer la revue "Le Mémorial catholique". Son frère Féli y écrivit souvent, en attendant de fonder le journal l'Avenir |
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AU COEUR DE LA TEMPÊTE
Avril-juillet1825 Première idée de la Congrégation des Prêtres de St Méen. Les professeurs du petit séminaire de St Méen (Ille-et-Vilaine) songent à s'unir dans une association religieuse et sollicitent l'aide de Jean de la Mennais, alors fort connu dans le clergé de France.
8 juillet 1825 Mgr de Lesquen, Evêque de Rennes, impose au groupe de St Méen, l'adjonction des Missionnaires de Rennes. L'Evêque donne à Jean de la Mennais des Lettres de Vicaire Général et le charge d'organiser la Congrégation naissante. - Celle-ci se donne comme activités la direction des Séminaires, la prédication, l'enseignement dans les collèges secondaires.
A partir de 1825 Formation autour de Féli de la Mennais et de l'abbé Gerbet, de ce que l'on a appelé "l'Ecole mennaisienné", avec son centre principal à la Chesnaie, aux environs immédiats de Dinan.
1825-1828 Le P. de la Mennais prépare peu à peu l'élargissement du but primitif de la Congrégation des Prêtres de St Méen et laisse envisager son union avec les membres de l'Ecole de la Chesnaie, désireux de consacrer leurs talents à la défense de l'église dans l'état sacerdotal et religieux.
Septembre 1828 Les volontaires de l'Ecole de la Chesnaie entrent dans la congrégation des prêtres de St Méen. - Celle-ci change de nom et devient Congrégation de St Pierre. Elle envisage un champ d'activité très vaste : défendre l'Eglise catholique sur tous les terrains et faire rayonner le catholicisme par l'enseignement, la prédication, les Missions lointaines, les publications destinées à toutes les classes de la société.
Janvier 1829 Le noviciat de la Congrégation de St Pierre est établi à Malestroit (Morbihan)
Septembre 1830 L'Ecole de la Chesnaie s'installe à Paris, Collège de Juilly.
16 octobre 1830 Féli de la Mennais lance le journal l'Avenir et lui donne comme devise Dieu et la liberté - Les vues politiques et philosophiques diffusées par le journal divisent l'opinion catholique.
21 novembre 1831 Les "Pélerins de la Liberté" : Féli de la Mennais, Lacordaire et Montalembert, partent pour Rome, en quête de l'approbation pontificale.
15 août 1832 L'Encyclique de Grégoire XVI, Mirari vos , désapprouve certaines positions du Journal l'Avenir - Féli quitte la Congrégation de St Pierre - se soumet, puis se ravise en faisant des distinctions subtiles que n'admet point l'autorité ecclésiastique. Jean, quant à lui, accepte l'Encyclique du pape.
26 août 1833 Au cours de la retraite des prêtres de St Pierre, Jean fait devant ses confrères, un acte public d'adhésion à l'Encyclique Mirari vos .
30 avril 1834 Malgré les demandes réitérées de Jean et des amis de Féli, celui-ci publie les Paroles d'un croyant.
25 juin 1834 L'Encyclique Singulari nos de Grégoire XVI condamne et les Paroles d'un croyant et le système philosophique dit du sens commun, très cher à Féli de la Mennais. - Celui-ci refuse de se soumettre à la décision de Rome.
Septembre 1834 Malgré de multiples déclarations de soumission, Jean de la Mennais est suspecté à son tour. - La congrégation de Si Pierre est dissoute par l'Evêque de Rennes. - L'abbé Coédro fait renaître la première congrégation des Prêtres de St Méen et en devient le Supérieur. L'Evêque défend à Jean de la Mennais de faire partie de cette nouvelle Société religieuse.
18 Mai 1835 Après son refus de soumission à l'Encyclique, Féli de la Mennais s'est lié avec des amis dont les sentiments antireligieux sont connus. Il projette de les réunir - au moins de temps à autre - à la Chesnaie. Jean, son frère, s'oppose à ce projet.
Juin 1835 La Soeur Lebreton - originaire de St Méen - se sépare des Filles de la Providence de St Brieuc et fonde la Congrégation des Soeurs de l'Immaculée Conception de St Méen.
Mai 1836 Sans entente avec Jean, Féli de la Mennais déménage leur bibliothèque commune - Jean réussit à sauver quelques-uns des plus précieux ouvrages lui appartenant. A cette occasion, les 2 frères La Mennais se virent pour la dernière fois, Féli ayant refusé, par la suite, de recevoir son Frère à Paris. |
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L'ACTION FÉCONDE
11 Août 1837 Le Gouvernement français demande des Frères de Ploërmel , pour préparer par l'instruction et l'éducation chrétienne, l'émancipation pacifique des esclaves dans toutes les colonies françaises. - Le P. de la Mennais cherche 5 volontaires. Sur les 60 présents, 52 frères donnent leur nom.
27 novembre 1837 5 frères partent de Ploërmel pour fonder la première école à la Guadeloupe. L'Institut comptait alors 350 Frères et 160 écoles. Au 1er janvier 1830, il y avait 193 Frères et 92 écoles.
28 octobre 1839 Premier envoi de Frères à la Martinique.
27 septembre 1841 - Les premiers frères de Ploërmel partent pour le Sénégal.
Mai 1841 Commencement de l'Oeuvre des Frères de Gascogne - Les premiers Frères de l'Instruction Chrétienne de Gascogne, furent formés à Ploërmel , mais ils demeurèrent indépendants de ceux de Ploërmel jusqu'en 1876.
28 décembre 1841 Mort du P. Deshayes, ami intime de Jean de la Mennais, initiateur et co-fondateur de l'Institut de Ploërmel. Le pouce de sa main droite qui avait signé la Règle des Frères, fut apporté à Ploërmel, pour être déposé plus tard dans le tombeau du P. de la Mennais.
19 avril 1842 Ouverture des écoles de Frères de Ploërmel à St Pierre et Miquelon.
Ier février 1843 Les Frères de Ploërmel arrivent en Guyane, pour fonder une première école à Cayenne
de 1825 à 1855 Jean de la Mennais prête un concours actif à l'organisation de plusieurs Instituts de frères enseignants semblables au sien en France, en Angleterre, en Belgique et même en Pologne...
2 février 1843 Le P. de la Mennais signe son Acte de dernière volonté. Il fixe définitivement la forme de sa congrégation, composée uniquement de Frères et désigne les Frères qui devront la gouverner après sa mort.
Septembre 1846 Jean de la Mennais reçoit à Lorient la Croix de la Légion d'Honneur pour "services rendus à la jeunesse en France et aux colonies". 517 frères participent à la retraite.
16 décembre 1847 Le Père de la Mennais est frappé de congestion cérébrale au moment où il commençait sa messe à Guingamp.
Octobre 1848 Le fondateur des Frères demande au Pape Pie IX la première approbation de l'Institut de Ploërmel .
24 décembre 1848 Le P. de la Mennais accueille à Ploërmel 5 Postulants anglais, envoyés par le futur cardinal Wiseman, et destinés à former les "Frères de l'Instruction Chrétienne" d'Angleterre. Les 13 premiers frères de ce nouvel Institut furent formés à Ploërmel .
Septembre 1850 Les premiers Frères de Ste Marie de Tinchebray, au diocèse de Sées (0rne), furent formés à Ploërmel . La date du 15 octobre 1851 est retenue comme date officielle de fondation de cet Institut de Frères enseignants. Jusqu'en 1880, les Frères de Tinchebray demeurèrent indépendants de ceux de Ploërmel .
7 janvier 1851 Décret laudatif du S. Siège en faveur de l'Institut de Ploërmel . Lés Frères sont alors au nombre de 600.
1er février 1851 Bref de sa Sainteté Pie IX à Jean de la Mennais, comblant d'éloges le Fondateur pour l'oeuvre apostolique réalisée par ses instituts enseignants.
7 juin 1853 Le P. de la Mennais célèbre la première messe dans la chapelle de la Maison-Mère des Filles de la Providence, à Saint Brieuc.
27 février 1854 Mort, à Paris, de Féli de la Mennais. Son frère Jean, parti de Ploërmel pour se rendre à son chevet, apprend à Rennes, la fatale nouvelle, et rentre à Ploërmel, accablé de fatigue et de chagrin.
8 septembre 1854 Première messe célébrée dans la chapelle actuelle des Frères de Ploërmel.
10 septembre 1856 - Consécration de la chapelle de la Maison Mère par Mgr Jacquemet, évêque de Nantes.
3 septembre 1859 3 frères partent de Ploërmel pour la Polynésie française (Océanie). Ils débarquent à TAHITI, le 17 octobre 1860, après 13 mois de voyage.
26 décembre 1860 Mort de Jean Marie de la Mennais à la Maison-Mère de Ploërmel .

Les Frères sont au nombre de 852 et dirigent 349 écoles. - Les Filles de la Providence comptent 60 Religieuses et dirigent 5 écoles. |
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